
Le rapport de confiance
Le rapport de confiance est un climat favorable pour bien communiquer, il n’implique pas de notion affective, il n’est donc pas indispensable d’aimer son interlocuteur pour le réussir.
Pour établir avec l’autre un rapport de confiance, observer est plus favorable qu’interpréter.
En effet l’interprétation fait appel à un jugement de valeur qui s’appuie sur nos croyances, mode d’éducation, environnement social…..
L’interprétation est par conséquent subjective et différente en fonction des individus.
L’observation quand à elle prend en compte l’environnement et les faits.
La synchronisation fait partie du rapport de confiance. Il suffit de se synchroniser uniquement au début d’une rencontre ou d’une conversation. La suite se fera inconsciemment.
On se synchronise sur :
La forme :
- Les Gestes, les postures, la distance. Nous le faisons tous sans nous en rendre compte. Pour cela il suffit de regarder deux personnes dans un café. La conversation se déroule bien elles sont toutes deux détendues. Quelque chose contrarie un des sujets, il se recule et croise les bras, quelques secondes après l’interlocuteur fera de même. Il s’agit là d’une synchronisation posturale inconsciente. En recréant consciemment cette synchronisation sur l’autre et ses postures, se crée un climat de déjà vu, de familier qui permet une meilleure communication.
- La voix (volume, tonalité, rythme). Adopter le ton de voix de l’interlocuteur en début de conversation rassure ce dernier et le met dans de meilleures dispositions pour vous écouter et accepter vos propos.
Le registre sensoriel des mots :
Selon son canal privilégié, une personne emploiera un vocabulaire différent. Faire l’effort d’utiliser les mêmes mots vous permettra de mieux vous comprendre et d’être plus convaincant.
Les individus ont comme canal privilégié un des suivants :
- Canal Visuel : c’est clair, j’ai un blanc, je vois ce que vous voulez, je m’y voyais déjà, il est sensible aux images, à ce qu’il voit.
- Canal auditif : il dit, j’entends bien, ça sonne creux, je me disais aussi, ça me parle, il est sensible aux expressions au sens des mots, au discours.
- Canal kinesthésique : j’ai la chair de poule, c’est concret, ça me touche, je ressens ça, il est sensible au toucher, au sensations.
Le tri primaire
C’est comment chaque personne tri l’information. Nous avons tous les tris en nous, cependant un prédomine.
- Le tri personne : l’autre, le contact me motive, m’intéresse.
- Le tri information : apprendre, comprendre me motive.
- Le tri activité : je suis motiver par faire, l’action, l’expérience, être reconnu au travail, dans ce que je fais.
- Le tri lieu : je suis sensible à la nature, paysages.
Questionnez une personne sur ce qu’elle a retenue de ses vacances et vous vous rendrez vite compte si cette dernière à garder surtout le souvenir des personnes rencontrées, des lieux visités, des activités faites ou des informations apprises.
La Taille du découpage
Comment chaque personne prend l’information, avec beaucoup de détails ou en gros. On dit que celui qui fonctionne en large est dans les nuages et celui dans le détail qu’il est pinailleur.
Regarder et écouter comment l’autre fonctionne, et se synchroniser au mieux.
Le rapport est établi, s’il on ressent intuitivement un sentiment d’aise (vérification kinesthésique) ou lorsque l’on peut vérifier que l’on « conduit ». Si par exemple vous changez de posture et que votre partenaire vous suit dans un intervalle de 30 secondes, cela signifie que vous conduisez. Dans le cas contraire, vous devez renforcer le rapport et le vérifier à nouveau.
Accèder au conseil communication du mois d'avril